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| Témoignage d'Antony S. |
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" Arrivé vers la préadolescence, j’ai compris qu’on ne naissait pas chrétien parce que nos parents étaient chrétiens, mais qu’on le devenait, et que pour le devenir il fallait avoir fait cette rencontre personnelle avec Jésus. " Je m’appelle Anthony et j’ai 26 ans ; je suis né dans une famille chrétienne, et depuis tout petit j’ai reçu une éducation centrée sur ce que dit la Bible de la part de mes parents. J’ai aussi connu à l’Eglise l’enseignement biblique apporté à l’école du dimanche, et je peux dire que je savais que Jésus était le fils de Dieu, qu’Il était mort pour moi sur la croix pour me libérer de mes pêchers. J’avais donc une certaine crainte de Dieu dû à l’éducation chrétienne que j’avais reçu depuis tout jeune. Dans ma famille, mon frère et ma sœur avaient déjà fait cette rencontre personnelle avec Jésus-Christ, et lui avaient confié leur vie. Ainsi je lisais quotidiennement la sérénité de la vie chrétienne au travers de mes parents, de mon frère et de ma sœur, et je savais que j’étais béni de leurs prières.Arrivé vers la préadolescence, j’ai compris qu’on ne naissait pas chrétien parce que nos parents étaient chrétiens, mais qu’on le devenait, et que pour le devenir il fallait avoir fait cette rencontre personnelle avec Jésus. Cette chose aussi simple qu’une prière représentait pour moi un obstacle quasi infranchissable ; je rêvais d’une vie chrétienne mais n’avait pas saisi la simplicité de la repentance, si bien que très vite j’ai commencé à m’éloigner de Dieu et de cette éducation centrée sur Dieu qui m’avaient été donné. C’est à cet âge que j’ai lié des amitiés avec des camarades de classes et de quartier qui ont sut me faire oublier ce qu’enseigne la Bible. J’avais désormais honte de dire que le dimanche j’allais à l’Eglise avec mes parents, et commençais alors sans m’en rendre compte à me placer dans un total rejet de la foi et des vertus qui en font la force, bien qu’ayant toujours une forme de crainte de Dieu, qui se traduisait par le fait que je savais qu’il existait et qu’il était réel. Mais je me disais en moi-même que je ferais ma vie dès mes 18 ans, que je n’irai plus à l’Eglise et que plus tard, quand je serais plus adulte je penserai à Lui et retournerai à l’Eglise, là je m’attacherai d’avantage à la lecture de la Bible et ferais surement cette rencontre avec Lui. Mais rejetant ainsi Dieu, je m’éloignais encore plus de Lui et très vite mon cœur devenait vide, j’étais de plus en plus triste au point d’en pleurer parfois et de penser mettre fin à mes jours. Peu à peu je devenais un voleur, j’avais un langage ordurier, devenais agressif, étais passionné de sexe, je n’existais que part le mensonge ; on m’aurait donné le ciel, mais tout n’était que mensonge et apparence, même avec ma famille et mes amis, et je n’avais aucun scrupule quand je faisais le mal. Dans cette même période, ne sachant plus trop ou j’en étais, je commençais à touché un peu au spiritisme, mais une espèce de crainte de Dieu toujours présente m’en éloigna vite, car je ressentais que s’était très mauvais et complètement à l’opposé de Dieu. Je faisais beaucoup de bandes dessinée, et ce que je dessinais représentait exactement l’état de mon âme à ce moment. Tous mes dessins étaient morbide, violent, haineux, injurieux…rien ne respirait la paix et cela affligeait même ma famille lorsqu’ils regardaient mes ouvrages. Je jouais aussi à un jeu de rôle, ce qui entretenait en moi la haine et l’occultisme ; tout cela avait un prix, et je volais pour m’acheter tout ce monde imaginaire si onéreux. C’était un grand mal qui en entrainait un autre. Je vivais dans une espèce de sphère de violence morale, physique, psychologique et spirituelle, et cela me torturait, car je me rendais compte que j’étais baigné dans une vie de pêché, que j’étais pécheur et que dans cet état là, mon âme était vouée à l’enfer « car le salaire du péché, c’est la mort ». Je réalisais que j’avais entendu parler de Jésus depuis ma jeunesse, mais qu’il me fallait surtout le rencontrer et le laisser occuper ma vie. Plus le temps passait et plus j’avais ma vie en dégoût. Plus le temps passait et plus je désirais au plus profond de moi que Dieu change cette vie désastreuse, en m’accordant sa grâce en Jésus-Christ son fils. Mais plus cette vie me dégoûtait, plus je me disais qu’au vu de ce que je menais comme vie, la grâce de Dieu ne pouvait pas m’être accordé. J’entrais alors dans un combat livré contre moi-même ; un combat qui opposait ma soif de voir Jésus agir en moi, et ma réflexion personnelle qui me faisait dire que je ne méritais pas cette grâce. Le Saint-Esprit travaillait mon cœur en me montrant mon pêché et le moyen de m’en séparé, mais le Diable me disait au travers de mes réflexions que je ne méritais pas cette grâce. Plus je réfléchissais ainsi et plus j’étais triste, car je savais qu’il était question là de mon salut. J’en suis donc venu à lutter contre Jésus lui-même, Lui faisant monter cette prière : « Laisse moi tranquille, laisse moi mener ma vie seul, je n’ai pas besoin de toi pour l’instant » Cette lutte ultime rendait ma situation pire, car c’est lorsque je faisais cette prière de reniement que je ressentais que Dieu m’aimais encore plus. Je refusais l’amour de Dieu alors que la Bible dit : « Aujourd’hui, si tu entends Sa voix, n’endurcis pas ton cœur. » Il me suffisait d’accepter qu’Il m’aime tel que je suis pour le voir tout changer, mais je luttais contre cela et en devenais si triste. Avec un ami de l’Eglise nous avions décidé de nous rendre à un camp de 3 jours au Coteau fleuri près du Chambon-sur-Lignon. C’était là pour nous l’occasion de retrouver des copains de colo, de voir du monde, d’entendre et pouvoir observer les musiciens présents, pouvoir rigoler le soir dans les dormoirs pour finalement de pas ou très peu dormir. Ce camp portait le nom de M.A.P. ce qui signifie Mise A Part. C’était en 1997, et j’étais loin de m’imaginer qu’à ce camp, Jésus avait décidé de me mettre à part pour Lui. Lors d’une réunion, un soir, la femme d’un missionnaire venant d’Amérique du sud vint donner un témoignage. Lorsqu’elle parla, ce qu’elle disait me correspondait. Elle dévoilait alors plusieurs des aspects de ma vie sans me connaître, disant que même si j’avais fait telle ou telle chose, Dieu m’aimait et était capable de tout reconstruire. Je ressentais que c’étais Jésus qui me tendait à nouveau une perche au travers d’elle, me dévoilant encore son amour pour moi. Dieu me proposait un nouveau départ, et pour cela, je n’avais qu’à accepter l’amour de Jésus-Christ, et Lui, ferait le reste à ma place. Il ne me demandait pas d’être parfait, simplement de le laisser faire les choses à ma place. Cette parole me marqua, je la pris pour moi et la repassais sur mon cœur. Une fois rentré chez moi, je me remis à lire la Bible et prier, et là, Dieu me parlait au travers de mes lectures. Peu à peu, Jésus prenait sa place dans mon cœur, ma haine de moi-même disparaissait, mes craintes étaient remplacées par la paix de Dieu. C’est le 8 juin 1997 que je suis passé par les eaux du baptême, obéissant ainsi au Seigneur Jésus. Dieu m’accorda un nouveau départ, une vie merveilleuse fondée sur la grâce et l’amour de Jésus-Christ mon sauveur, car la Bible dit : « Il n’y a de salut en aucun autre, car il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » (Actes des apôtres, chapitre 4 verset 12). |
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